louise michel

Publié le par somme where over the

le sujet était alléchant. Pensez: illustrer un discours mordant contre les effets et conséquences de la "mondialisation", par le grotesque d'employées d'usine engageant un tueur pour supprimer ce "salaud de patron", cela semblait prometteur.
hélas, trois fois hélas, on reste engluédans un Groland teinté de ch'tis, à la sauce Deschiens réchauffée au delà de la fraîcheur acceptable... le film est une succession de situations caricaturales, outrageuses, exagérées, comme autant de sketchs que l'on essaye de réunir ,avec ses anciens taulards, ses transsexuels de la famille Groseille, ses ouvrières analphabètes dont la peinture frise parfois la cruauté. Le sujet du film est à peine exploité et rien du monde économique actuel avec ses multinationales gérées par des actionnaires dispersés aux quatre coins du globe, n'est véritablement présenté sérieusement, à l'image peut être de la vision des entreprises à laquelle sont restées ces pauvres victimes ,qui s'imaginaient être encore les bonnes employées d'une PME et d'un patron plus ou moins proche d'elles. Finalement, l'Internationale est peut être prête à renaître de ses cendres...

ma note: 3/10.

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