les voitures: ma première rolls royce

Une de mes autres passions, outre le cinéma, ce sont les voitures. Plutôt anciennes, ou dites "de prestige". Vous le voyez dans les photos de mon album.
J’aurais plein d'autres images à partager de véhicules photographiés lors de rassemblements. Il suffit de les demander dans un commentaire à l'article que j'ai laissé exprès pour parler de toutes ces choses là.
A "l'épok auto" annuel de Reims où je me rends depuis 2ans; au rassemblement place du château de Vincennes surtout, chaque 1er dimanche du mois, auquel je participe depuis presque 5ans. Avec une RR silver shadow d'abord, voiture de rêve que j'ai conduite durant 2ans. le budget d'entretient, augmenté de celui d'essence, m'ont fait y renoncer tant que je demeurerais à paris et que la circulation y sera un tel enfer que conduire un véhicule comme celui ci devenait plus source de tension que de plaisir... mais quel regret !
Comment ne pas en avoir après une relation avec ce bijou.
Une aventure avec une voiture ancienne est toujours comme une histoire d'amour. Ce n'est pas pour rien qu'on les appelle des danseuses à entretenir. Il faut sans cesse les surveiller de près, vérifier les boulons, les niveaux, les voyants, les bruits, afin de l'apprivoiser, de connaître ses habitudes et ses petites manies. Puis tel un compagnon de tous les jours, réagir à la moindre nouveauté et savoir "si c'est grave docteur" ou si la promenade peut se poursuivre sans risques...
avec une Rolls Royce, tout est disproportionné. Le souci est à la mesure du plaisir et de la réputation de la voiture. Réputation bien sûr justifiée.. 
 
La finesse du cuir et la délicatesse de sa teinte ; la profondeur des sièges, y compris à l’avant pour ce modèle qui fut le premier conçu pour que son propriétaire y soit au volant après la grande lignée des voitures avec chauffeur « obligatoire ». Un délicat intérieur de boiseries composées de plusieurs essences, ravissement des yeux, avec quelques accessoires pour l’agrémenter, comme des miroirs de custodes et des tablettes pique nique a l’arrière. Des innovations techniques pour l’époque (conçue au début des années 60 et sortie en 1965), comme l’air climatisé et le chauffage réglable de manière séparée pour chaque coté, grâce a des boutons commandant un arbre de noël de circuit électriques, eux même pilotant des durites et bouches d’air à multi positionnement (l’électronique n’existait pas et tout était donc électromécanique) ! Bien sûr, des glaces électriques, toutes commandées également par le conducteur. Une direction assistée qui permettait de conduire d’un doigt ; une boite automatique si fluide que la voiture glissait dans la circulation sans que l’on ne sente rien.
Et l’inégalable suspension et assistance au freinage sous hydraulique haute pression (une licence Citroën inspirée de la DS). Si la voiture semblait ainsi flotter sur la route, cela était du à tout ceci, mais également au fait qu’elle faisait 2,5 tonnes ! son inertie explique que la conduite ne pouvait qu’être calme et paisible… d’autant que le splendide V8 de 6750cm3 était vite gourmand et vidait les 110 litres du réservoir au rythme de presque 30 aux cent en cycle urbain ! Qui donc ne rêverait pas de tout cela ?
un jour, je me le suis promis, j’en rachèterai une…